avant 16

avant 16

texte pour narration non chante sur musique celtique, voix femme

00:00 / 00:00

Your friends are using AiMusic.la to generate music, listen to it! You can also generate your own music!

Lyrics

Les chaînes gisaient à terre. Les prisons étaient ouvertes. Et dans les regards du peuple, je ne voyais plus la fuite… je voyais la vie. Robin se tenait là, encore marqué par l’épreuve, mais debout. Libre. Vivant. Je l’ai regardé comme on regarde quelqu’un qu’on a failli perdre à jamais. Comme on regarde un miracle sans oser y croire trop fort, de peur qu’il disparaisse à nouveau. Le roi Richard était toujours présent. il n’y avait ni guerre ni orgueil. Seulement la reconnaissance. Il venait de rendre justice. Mais il restait encore quelque chose à offrir. Je me suis avancée. Mon cœur battait si fort que j’entendais à peine la forêt autour de moi. Chaque pas semblait porter le poids de toutes ces années passées à lutter, à espérer, à aimer dans l’ombre. Je me suis tournée vers Robin. Je lui ai dit que je ne voulais plus jamais vivre dans l’attente, ni dans la peur de le perdre encore. Que si cette histoire avait un sens, alors il devait être vécu à la lumière, devant tous. Je lui ai pris la main. Et pour la première fois depuis longtemps, je n’ai pas parlé de combat, ni de fuite, ni de danger. J’ai parlé d’avenir. Puis je me suis tournée vers le roi. Je lui ai demandé de sceller cette union. Non pas comme une récompense. Mais comme un symbole. Le symbole que l’honneur peut renaître. Que la justice peut réparer. Et que même après la guerre, il est encore possible de choisir l’amour. Le roi a souri. Il a levé la main, et sa voix a porté loin, jusqu’aux derniers arbres de Sherwood. Il a dit que ce peuple méritait plus qu’une victoire. Il méritait un commencement. Alors, devant la forêt, devant les anciens prisonniers, devant ceux qui avaient cru, douté, souffert et résisté… Il a uni nos deux vies. À cet instant, j’ai compris pourquoi Robin des Bois ne serait jamais seulement un nom, ni une légende racontée au coin du feu. Parce qu’une légende ne naît pas d’un exploit. Elle naît d’un choix. Et ce soir-là, Sherwood avait choisi la vie.