Alger
voie grave à moyenne limitée dans les aigus,Steady
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Lyrics
La nuit c’est une dame, en tailleur polychrome.
Ses immeubles dorés projettent sur la baie
Des reflets lumineux d’épluchures de pomme.
Une odeur de café, une effluve de thé.
Et dans la nuit se forment des comètes de rhum
Qui quelquefois clignotent dans le ciel imbibé,
Aux nuages bouclés, de noix d’aluminium.
Une odeur de café, une effluve de thé.
De lourds bateaux ballottent sur une mer épaisse,
De crépon satiné qui balance en mollesse…
… Un ou deux amoureux au bord de la jetée,
En odeurs de café, En effluves de thé.
Livrent leurs rêves bleus, à la mer pailletée.
Je m’y suis arrêté et je m’y suis perdu
Les rue de Bab- El-Oued aux bras écartelés
En odeurs de café, en effluves de thé,
M’ont pris ce que j’avais de rêves et d’écus
Et j’errais abattu, déprimé,… dégarni.
Vagabond dans la nuit pour ne pas s’endormir.
L’hiver avait soufflé, sur la cité inerte,
Son halène glacée …et la porte entrouverte
D’un café dégageait des effluves de thé
Et le soleil glissait une main dans la mienne
Une main qui m'aimait, une vapeur humaine,
Une odeur de café, une effluve de thé.