papa 3

papa 3

Voix moyenne, légèrement cassée, pas trop grave. Timbre jeune, nerveux, sincère. Flow rapide et rythmique, phrases qui s’enchaînent sans trop de pauses. Interprétation émotionnelle mais énergique. Pas d’autotune ou très léger. Doubles voix sur les fins de phrases pour renforcer l’impact. Ad-libs discrets, style Guizmo mais plus vif. Instru sombre mais rythmée. Piano mineur répétitif, ambiance mélancolique. BPM 88-96 pour plus de vitesse. Kick lourd, snare claquante, hi-hats simples mais rapides. Bass profonde et sale. Texture poussiéreuse, ambiance rue + tristesse. Pas de synthés joyeux. Mood Guizmo période “Normal / La Banquise” mais plus speed. 3 min

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Lyrics

Papa t’étais dans la maison, mais pas dans mes moments d’galère, J’criais dans ma tête, toi t’écoutais pas, t’étais loin dans tes affaires. J’voulais juste un mot, un regard, un truc qui m’fasse tenir, Mais j’ai grandi dans l’silence, dans les questions qui font souffrir. J’faisais l’mec fort, mais j’étais qu’un gosse qui tremblait, J’me parlais tout seul la nuit, j’me disais “frérot, faut t’rassembler”. J’te voyais passer devant moi comme si j’existais pas, J’me disais “c’est ça un père ?”, j’me disais “pourquoi moi ?”. J’regardais les autres gosses rire avec leur daron, Moi j’regardais mes lacets, j’me disais “tiens bon, garçon”. J’voulais ton aide, ton épaule, j’voulais ton cœur, Mais j’ai grandi tout seul, j’ai grandi dans la douleur. Papa t’étais là, mais pas là quand j’me noyais, Pas là quand j’me brisais, pas là quand j’me relevais. On vivait sous l’même toit, mais pas dans la même vie, Et j’me suis forgé seul, même si j’voulais juste ton avis. À l’adolescence j’ai vrillé, j’voulais qu’tu m’voies tomber, J’faisais n’importe quoi, j’me disais “il va s’inquiéter”. Mais t’étais dans ton silence, dans tes habitudes, Et moi j’étais dans l’orage, dans la haine, dans l’attitude. J’te parlais avec la rage, j’te parlais avec les nerfs, J’voulais juste qu’tu m’écoutes, qu’tu m’dises “j’suis là mon frère”. J’me suis perdu dans des trucs sombres, j’me suis brûlé les ailes, J’me suis dit “c’est ça un père ?”, j’me suis dit “c’est ça l’appel ?”. J’te reprochais tout, même c’que t’avais pas fait, J’voulais un père parfait, mais j’étais loin d’être parfait. Avec l’âge j’ai compris, j’ai vu tes blessures, J’ai vu qu’t’étais humain, qu’t’avais tes propres fissures. J’ai compris qu’t’étais présent, mais pas équipé pour m’aimer, Qu’t’avais jamais appris comment parler, comment guider. Et j’te jure papa, ça m’a pris des années, Mais j’ai rangé ma colère, j’ai commencé à pardonner. Papa t’étais là, mais pas là quand j’me noyais, Pas là quand j’me brisais, pas là quand j’me relevais. On vivait sous l’même toit, mais pas dans la même vie, Et j’me suis forgé seul, même si j’voulais juste ton avis. Aujourd’hui on s’parle, on s’écoute, on s’comprend, On s’regarde comme deux hommes, pas comme avant. On a mis du temps, ouais, mais on a trouvé la paix, Deux cœurs cabossés qui ont décidé d’s’aimer. J’te pardonne pas tout, mais j’te pardonne assez, Pour qu’on avance ensemble, pour qu’on arrête d’se blesser. On a appris à s’aimer, à s’parler sans trembler, Et j’te mens pas papa… j’suis fier de c’qu’on est devenu, tu sais.