Lyrics
Titre : “À force”
Intro (souffle court)
Ouais…
À force de mentir, j’me suis menti à moi-même.
Couplet 1 (flow rapide, haché)
J’ai juré les yeux dans les tiens,
Promis qu’y avait personne d’autre, rien.
Téléphone retourné sur la table,
J’appelais ça “protéger notre monde”.
J’ai appris l’art du double jeu,
Dire “je t’aime” en pensant à deux,
Sortir tard, rentrer nerveux,
Te faire douter pour cacher mes aveux.
Chaque excuse était prête,
Chaque mensonge avait sa veste,
J’maîtrisais l’ton, j’maîtrisais l’texte,
J’te faisais passer pour l’excès.
Tu pleurais, j’disais “t’exagères”,
J’retournais la scène à l’envers,
Plus tu souffrais, plus j’me fermais,
Plus j’gagnais, plus j’me perdais.
Pré-refrain (plus posé, grave)
À force de trahir sans pause,
Mon cœur s’est mis en mode pause,
À force d’te voir pleurer le soir,
J’ai appris à plus rien voir.
Refrain (mélodique, simple)
À force, j’ai tué l’empathie,
J’ai laissé mourir c’que j’sentais.
À force, j’ai fui la vérité,
J’ai préféré te faire tomber.
Si l’amour c’est censé protéger,
Moi j’ai tout saboté.
À force, j’ai blessé sans frémir,
Et j’sais même plus comment ressentir.
Couplet 2 (plus intense, débit serré)
Infidèle dans les actes,
Infidèle dans la tête,
Même quand j’étais dans tes bras,
J’avais l’esprit en fuite, en fête.
J’te disais “c’est juste une amie”,
J’maîtrisais l’art du demi-dit,
J’jouais avec la jalousie,
Comme si c’était un jeu gratuit.
T’as pleuré combien de nuits ?
J’ai compté zéro, j’ai rien suivi,
J’ai rationalisé ma faute,
J’ai appelé ça “besoin de vie”.
La vérité ? J’avais peur,
Peur d’être banal, peur d’être seul,
Alors j’ai rempli le vide ailleurs,
En vidant ton cœur à coups d’orgueil.
Pont (ralenti, presque parlé)
Le pire c’est pas d’avoir fauté…
C’est d’avoir vu tes larmes couler
Sans que ça m’arrête.
J’ai dressé mon cerveau à plus ressentir la tempête.
Refrain (plus chargé émotionnellement)
À force, j’ai tué l’empathie,
J’ai anesthésié ma loyauté.
À force, j’ai brisé la confiance,
Comme si c’était sans gravité.
Si t’es partie, j’peux pas t’en vouloir,
J’ai construit ma propre chute.
À force de mentir pour y croire,
J’ai transformé l’amour en doute.
Outro (posé, lucide)
Aujourd’hui j’me regarde en face,
J’vois l’homme que j’ai laissé naître.
À force de jouer avec la casse,
J’ai fini par me détruire peut-être.
Et si un jour j’veux aimer droit,
Faudra d’abord réparer en moi
Ce cœur qui s’est blindé trop fort
Pour plus entendre quand tu pleures encore.