La jeunesse polynésienne quitte l’île avec un bill
style eminem Mockingbird. RAP BASS SLOW
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Lyrics
La jeunesse polynésienne quitte l’île avec un billet dans la main,
des rêves plein la tête, le cœur serré au matin,
direction la France, loin du sable et du lagon,
pour des études, un avenir, une autre saison.
Ils laissent derrière eux la famille, les traditions,
les rires du fare, les dimanches en réunion,
dans l’avion ils regardent l’océan s’éloigner,
en se promettant de ne jamais oublier.
Arrivés là-bas, le froid frappe plus que les mots,
les regards sont lourds, le silence est nouveau,
on apprend à être fort, à tenir sans se plaindre,
à cacher le manque, à sourire quand même.
Entre petits boulots, amphis et nuits trop longues,
ils construisent leur futur pendant que le passé les ronge,
ils portent leur île comme une seconde peau,
même quand personne ne comprend leurs mots.
Et puis il y a ceux qui partent sous l’uniforme,
militaires tahitiens, fierté calme et conforme,
ils servent une nation loin de leur terre natale,
avec le courage en bandoulière et le silence en cavale.
On les envoie loin, parfois sans explication,
ils obéissent, droits, avec la même détermination,
mais dans leurs pensées, c’est le lagon qui revient,
les voix des anciens, la chaleur du matin.
La jeunesse polynésienne grandit dans l’absence,
entre devoir et espérance,
partir pour réussir, partir pour servir,
toujours devoir s’éloigner pour pouvoir devenir.
Mais même loin des îles, même perdus dans le décor,
leurs racines parlent plus fort que l’effort,
ils avancent pour eux, pour la famille, pour demain,
la Polynésie dans le cœur, quoi qu’il arrive au loin.