STYLE :
- Son ultra sale, rue, brut, mélancolique mais légèrement plus rythmé
- BPM 82–88
- Piano mineur sombre ou guitare sèche étouffée, notes plus régulières
- Basse lourde, sale, profonde, pulsation lente mais présente
- Kick lourd, snare sèche et claquante, hi-hats simples mais plus cadencés
- Texture rugueuse, souffle, grain, imperfections assumées
- Pas de mélodies joyeuses, pas de nappes lumineuses
- Ambiance froide, nocturne, mélancolie de trottoir
VOIX :
- Voix brute, cassée, fatiguée, légèrement éraillée
- Flow parlé-chanté, rue, plus cadencé mais toujours naturel
- Aucune autotune
- Reverb légère, profondeur intime
- Doubles voix sombres sur certaines fins de phrases
- Adlibs discrets, soufflés, presque murmurés
- EQ : médiums en avant, aigus coupés, graves modérés
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Lyrics
J’me méfie de tout, même de l’air qui sort de ta bouche,
J’me dis qu’tu joues un rôle, que ton sourire est une cartouche.
Chaque message que tu m’envoies, j’le lis comme un interrogatoire,
J’cherche l’mensonge dans les virgules, j’cherche la vérité dans l’noir.
Tu m’dis “bébé t’inquiète”, mais j’vois l’faux dans ton écriture,
J’vois les fautes qui changent d’rythme, j’vois ton cœur qui change d’allure.
J’me dis qu’tu caches un truc, qu’tu tapes des pavés à quelqu’un d’autre,
J’me dis qu’tu joues sur deux tableaux, qu’tu m’prends pour un con, pour un autre.
J’me fais des films, des scénarios, des versions qui m’font vriller,
J’me demande à quel moment t’as décidé d’me laisser tomber.
J’regarde ton dernier vu comme si c’était un avis d’condamnation,
J’me dis qu’tu dors sûrement bien pendant qu’j’me fais l’interrogation.
J’me sens sale, j’me sens vide, j’me sens comme un vieux ticket,
Qu’on garde dans une poche trouée avant d’finir par l’jeter.
Tu m’disais “j’suis pas comme elles”, mais t’as fait la même choré,
Mensonges, excuses, disparition, puis retour programmé.
J’me parle à moi-même, j’me dis “frérot, t’es tombé bas”,
Mais mon cœur c’est un bouffon, il s’fait baiser même quand il sait.
J’me dis qu’t’étais sincère, mais j’vois tes messages qui puent l’fake,
J’vois ton “bébé” mal placé, j’vois ton sourire qui sonne break.
J’me perds dans ma tête comme dans une ruelle sans lumière,
J’me dis qu’t’étais mon refuge, mais t’étais juste un vieux squat d’hier.
Un truc bancal, un truc froid, un truc qui tient pas debout,
Un truc où j’me posais trop, un truc qui m’a laissé à bout.
J’me noie dans mes pensées, j’me fais des nœuds dans l’cerveau,
J’me dis qu’t’étais mon soleil, mais t’étais juste un néon faux.
J’me dis qu’t’étais mon avenir, mais t’étais juste un détour,
Un truc qui brille un instant, puis qui t’laisse seul dans l’jour.
J’me dis qu’tu m’as menti propre, avec classe, avec douceur,
J’me dis qu’tu m’as retourné l’crâne sans même hausser la voix, sans peur.
J’me dis qu’t’étais une actrice, que j’ai jamais vu l’vrai rôle,
J’me dis qu’t’avais déjà l’esprit ailleurs pendant qu’j’me vidais l’âme sur l’sol.
J’regarde nos photos, j’vois un sourire qui sonne faux,
J’vois un amour qui s’casse la gueule, j’vois un cœur qui prend l’eau.
J’me dis qu’t’étais qu’un mirage, un truc beau mais dangereux,
J’me dis qu’t’as joué ton rôle, mais qu’j’étais l’seul à être sérieux.
Alors j’coupe tout, j’coupe l’monde, j’coupe même mes propres élans,
J’me dis qu’la rue m’a forgé, qu’j’aurais dû rester méfiant.
J’me relève comme un carreau fêlé qu’on a pas réussi à casser,
J’me dis qu’j’ai plus peur d’avancer que d’me souvenir du passé.
J’me dis qu’t’étais qu’un chapitre, pas l’livre entier de ma vie,
J’me dis qu’les souvenirs blessent, mais j’suis encore debout, j’suis en vie.
J’me dis qu’le passé fait mal, mais j’vais pas m’laisser mourir,
J’me dis qu’j’ai plus peur d’avancer que d’me souvenir.