papa 2
Voix grave, cassée, fatiguée, émotion brute. Interprétation sombre, sincère, presque parlée. Flow haché, phrases qui tombent comme des coups. Respiration lourde, souffle audible. Pas d’autotune. Grain rugueux, saturation légère sur la voix. Doubles voix discrètes sur les punchlines. Ad-libs rares, murmures sombres façon Guizmo hardcore. Instru sombre, piano mineur répétitif, ambiance triste et lourde. BPM 78-86. Bass profonde et sale, kick lourd, snare sèche et claquante. Hi-hats simples, pas de mélodies joyeuses. Texture poussiéreuse, ambiance rue + mélancolie. Reverb courte, atmosphère oppressante. Mood Guizmo période “Normal”, “La Banquise”, “GPG”.
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Lyrics
Papa t’étais dans la maison, mais pas dans mes tempêtes,
J’criais dans ma chambre, toi t’écoutais pas mes défaites.
J’voulais juste un regard, un “ça va ?”, un truc honnête,
Mais t’étais dans ton monde, moi j’étais dans ma tête.
J’me rappelle les soirs où j’pleurais sans faire de bruit,
J’me disais “frérot, grandis vite, ici personne t’suit”.
J’te voyais passer devant moi comme si j’étais transparent,
J’me disais “c’est ça un père ?”, j’me disais “faut faire semblant”.
J’faisais le clown à table pour qu’tu m’regardes deux secondes,
Mais t’avais l’esprit ailleurs, t’avais tes guerres, t’avais ton monde.
J’me suis construit dans l’ombre, dans les silences qui piquent,
Dans les phrases jamais dites, dans les câlins en plastique.
J’regardais les autres gosses courir vers leur daron,
Moi j’regardais mes lacets, j’me disais “tiens bon, garçon”.
J’voulais ton bras, ton soutien, j’voulais ton cœur,
Mais j’ai grandi tout seul, j’ai grandi dans la douleur.
Papa t’étais là, mais pas là quand j’me noyais,
Pas là quand j’me brisais, pas là quand j’me relevais.
On vivait sous l’même toit, mais pas dans la même vie,
Et j’me suis forgé seul, même si j’voulais juste ton avis.
À l’adolescence j’ai vrillé, j’voulais qu’tu m’voies tomber,
J’faisais n’importe quoi, j’me disais “il va s’inquiéter”.
Mais t’étais dans ton silence, dans tes habitudes,
Et moi j’étais dans l’orage, dans la haine, dans l’attitude.
J’te parlais avec la rage, j’te parlais avec les nerfs,
J’voulais juste qu’tu m’écoutes, qu’tu m’dises “j’suis là mon frère”.
J’me suis perdu dans des trucs sombres, j’me suis brûlé les ailes,
J’me suis dit “c’est ça un père ?”, j’me suis dit “c’est ça l’appel ?”
J’te reprochais tout, même c’que t’avais pas fait,
J’voulais un père parfait, mais j’étais loin d’être parfait.
J’me suis calmé avec l’âge, j’ai compris tes blessures,
J’ai compris qu’t’étais humain, qu’t’avais tes propres fissures.
J’ai compris qu’t’étais présent, mais pas équipé pour m’aimer,
Qu’t’avais jamais appris comment parler, comment guider.
Et j’te jure papa, ça m’a pris des années,
Mais j’ai rangé ma colère, j’ai commencé à pardonner.
Papa t’étais là, mais pas là quand j’me noyais,
Pas là quand j’me brisais, pas là quand j’me relevais.
On vivait sous l’même toit, mais pas dans la même vie,
Et j’me suis forgé seul, même si j’voulais juste ton avis.
Aujourd’hui on s’parle, on s’écoute, on s’comprend,
On s’regarde comme deux hommes, pas comme avant.
On a mis du temps, ouais, mais on a trouvé la paix,
Deux cœurs cabossés qui ont décidé d’s’aimer.
J’te pardonne pas tout, mais j’te pardonne assez,
Pour qu’on avance ensemble, pour qu’on arrête d’se blesser.
On a appris à s’aimer, à s’parler sans trembler,
Et j’te mens pas papa… j’suis fier de c’qu’on est devenu, tu sais.