ous le soleil, on nous disait tout va bien,
Style reggae des iles. Irielocals par exemple.
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Lyrics
ous le soleil, on nous disait tout va bien,
des sourires officiels, des promesses en satin,
mais sous le sable blanc il y avait des cicatrices,
des îles sacrifiées pour des calculs stratégiques.
On a vu le ciel brûler au-dessus des atolls,
des champignons de feu reflétés dans le lagon,
on parlait de progrès, de science, de raison d’État,
pendant que nos terres pleuraient sans éclat.
Ils ont compté des chiffres, jamais nos prénoms,
parlé de doses normales, jamais de nos maisons,
et pendant que la mer brillait comme avant,
le poison avançait, discret et rampant.
Sous le lagon, le silence crie encore,
nos îles portent des blessures que le temps dévore,
des corps, des vies, des générations en sursis,
la Polynésie se souvient, même quand on l’oublie.
Des cancers sans visage, des mères sans réponse,
des pères partis trop tôt dans une absence immense,
on a grandi avec la peur mêlée au sang,
des terres fermées, interdites aux enfants.
Ils ont dit c’est fini, mais rien n’est vraiment clos,
quand la terre est malade et que la mer dit non,
ce n’était pas un désert, c’était notre maison,
nos racines, nos chants, notre horizon.
Sous le lagon, il y a des vérités noyées,
des promesses coulées, des destins brisés,
vous avez testé vos armes, nous on a payé,
et l’océan n’efface pas ce qui a été.
On ne veut pas la haine, on veut la vérité,
la reconnaissance, pas la pitié,
que nos morts ne soient pas des chiffres dans des rapports,
que nos îles ne soient plus des terrains d’efforts.
Sous le lagon, le silence devient voix,
on relève la tête, on n’oublie pas,
même si la mer recouvre certaines traces,
nos cœurs, eux, n’effacent pas.